terça-feira, março 29, 2005
Ni les combats des amoureuses nuits
Ni les plaisirs que les amours conçoivent
Ni les faveurs que les amans reçoivent
Ne valent pas un seul de mes ennuis.
Heureus ennui, en toi seulet je puis
Truver repos des maus qui me deçoivent:
Et par toi seul mes passions reçoivent
Le dous obli du torment où je suis.
Bienheureus soit mon torment qui n’empire,
Et le dous jou, sous lequel je respire,
Et bienheureus le penser soucieus,
Qui me repait du dous souvenir d’elle:
Et plus heureus le foudre de ses yeux,
Qui cuit mon coeur dans un feu qui me gelle.
Pierre de Ronsard

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