domingo, fevereiro 20, 2005


Claudine Doury


IX


no país no país no país onde os homens
são só até ao joelho
e o joelho que bom é só até à ilharga
conto os meus dias tangerinas brancas
e vejo a noite Cadillac obsceno
a rondar os meus dias tangerinas brancas
para um passeio na estrada Cadillac obsceno


e no país no país e no país país
onde as lindas lindas raparigas são só até ao pescoço
e o pescoço que bom é só até ao artelho
ao passo que o artelho, de proporções mais nobres,
chega a atingir o cérebro e as flores da cabeça,
recordo os meus amores liames indestrutíveis
e vejo uma panóplia cidadã do mundo
a dormir nos meus braços liames indestrutíveis
para que eu escreva com ela, só até à ilharga,
a grande história de amor só até ao pescoço


e no pais no pais que engraçado no pais
onde o poeta o poeta é só até à plume
e a plume que bom é só até ao fantasma
ao passo que o fantasma - ora ai está -
não é outro senão a divina criança (prometida)
uso os meus olhos grandes bons e abertos
e vejo a noite (on ne passe pas)


diz que grandeza de alma. Honestos porque
Calafetagem por motivo de obras.
relativamente queda de água
e já agora há muito não é doutra maneira
no pais onde os homens são só até ao joelho
e o joelho que bom está tão barato

Mário Cesariny de Vasconcelos

domingo, fevereiro 06, 2005


Michael Ackerman


A Lua e o Teixo


Esta é a luz do espírito, fria e planetária.
As árvores do espírito são negras. A luz é azul.
As ervas descarregam o seu pesar a meus pés como se eu fosse Deus,
picando-me os tornozelos e sussurrando a sua humildade.
Destiladas e fumegantes neblinas povoam este lugar
que uma fila de lápides separa da minha casa.
Só não vejo para onde ir.

A lua não é uma saída. É um rosto de pleno direito,
branco como o nó dos nossos dedos e terrivelmente perturbado.
Arrasta o mar atrás de si como um negro crime; está mudo
com os lábios em O devido a um total desespero. Vivo aqui.
Por duas vezes, ao domingo, os sinos perturbam o céu:
oito línguas enormes confirmando a Ressurreição.
Por fim, fazem soar os seus nomes solenemente.

O teixo aponta para o alto. Tem uma forma gótica.
Os olhos seguem-no e encontram a lua.
A lua é minha mãe. Não é tão doce como Maria.
As suas vestes azuis soltam pequenos morcegos e mochos.
Como gostaria de acreditar na ternura...
O rosto da efígie, suavizado pelas velas,
é, em particular, para mim que desvia os olhos ternos.

Caí de muito longe. As nuvens florescem,
azuis e místicas sobre o rosto das estrelas.
No interior da igreja, os santos serão todos azuis,
pairando com os seus pés frágeis sobre os bancos frios,
as mãos e os rostos rígidos de santidade.
A lua nada disto vê. É calva e selvagem.
E a mensagem do teixo é negra: negra e silenciosa.


Sylvia Plath



domingo, janeiro 30, 2005


Graffiti de Mai 1968


Dans le décor spectaculaire, le regard ne rencontre que les choses et leur prix.
Métro, boulot, dodo.
Et cependant tout le monde veut respirer et personne ne peut respirer et beaucoup disent « nous respirerons plus tard ». Et la plupart ne meurent pas car ils sont déjà morts.
L’ennui est contre-révolutionnaire.
Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui.
Nous voulons vivre.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
Dans une société qui abolit toute aventure, la seule aventure possible c’est l’abolition de cette société.
L’émancipation de l’homme sera totale ou ne sera pas.
Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau.
Pas de replâtrage, la structure est pourrie.
Le masochisme aujourd’hui prend la forme du réformisme.
Réforme mon cul.
La révolution est incroyable parce que vraie.
Je suit venu. J’ai vu. J’ai cru.
Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi !
Vite !
Pourvu qu’ils nous laissent le temps...
En tout cas pas de remords !
Déjà dix jours de bonheur.
Vivre au présent.
Camarades, si tout le peuple faisait comme nous...
On ne revendiquera rien, on ne demandera rien. On prendra, on occupera.
À bas l’État.
Quand l’assemblée nationale devient un théâtre bourgeois, tous les théâtres bourgeois doivent devenir des assemblées nationales. [À l’entrée de l’Odéon.]
Plebicit : qu’on dise oui qu’on dise non il fait de nous des cons.
Il est douloureux de subir les chefs, il est encore plus bête de les choisir.
Ne changeons pas d’employeurs, changeons l’emploi de la vie.
Ne me libère pas, je m’en charge.
Je ne suis pas au service de personne (pas même du peuple et encore moins de ses dirigeants) ; le peuple se servira tout seul.
Abolition de la société de classes.
La Nature n’a fait ni serviteurs ni maîtres, je ne veux donner ni recevoir d’ordres.
Un bon maître, nous en aurons un dès que chacun sera le sien.
« Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font, et ceux qui en profitent. » (Napoléon)
Attention : les arrivistes et les ambitieux peuvent se travestir en prenant un masque « socialard ».
Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse. Ne comptons que sur nous mêmes. Le socialisme sans la liberté, c’est la caserne.
Tout pouvoir abuse. Le pouvoir absolu abuse absolument.
Nous voulons les structures au service de l’homme et non pas l’homme au service des structures.
La révolution n’est pas seulement celle des comités mais avant tout la vôtre.
La politique se passe dans la rue.
La barricade ferme la rue mais ouvre la voie.
Notre espoir ne peut venir que des sans-espoir.
Est prolétaire celui qui n’a aucun pouvoir sur l’emploi de sa vie et qui le sait.
Ne travaillez jamais.
Les gens qui travaillent s’ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s’ennuient jamais.
Travailleurs de tous les pays, amusez-vous !
[Workers of all countries, enjoy!]
Depuis 1936 j’ai lutté pour les augmentations de salaire. Mon père avant moi a lutté pour les augmentations de salaire. Maintenant j’ai une télé, un frigo, un VW. Et cependant j’ai vécu toujours la vie d’un con. Ne négociez pas avec les patrons. Abolissez-les.
[Since 1936 I have fought for wage increases. My father before me fought for wage increases. Now I have a TV, a fridge, a Volkswagen. Yet my whole life has been a drag. Don’t negotiate with the bosses. Abolish them.]
Le patron a besoin de toi, tu n’as pas besoin de lui.
C’est en arrêtant nos machines dans l’unité que nous démontrons leur faiblesse.
Occupation des usines.
Tout le pouvoir aux conseils ouvriers (un enragé).
Tout le pouvoir aux conseils enragés (un ouvrier).
Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l’autre siècle.
Les syndicats sont des bordels.
Camarades, lynchons Séguy !
Veuillez laisser le Parti communiste aussi nette en en sortant que vous voudriez le trouver en y entrant.
[Please leave the Communist Party as clean on leaving it as you would like to find it on entering.]
Staliniens, vos fils sonts avec nous !
L’homme n’est ni le bon sauvage de Rousseau, ni le pervers de l’église et de La Rochefoucauld. Il est violent quand on l’opprime, il est doux quand il est libre.
« Le combat est père de toute chose. » (Héraclite)
Si besoin était de recourir à la force, ne restez pas au milieu.
Soyons cruels.
L’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate.
Quand le dernier des sociologues aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate, aurons-nous encore des « problèmes » ?
La passion de la destruction est une joie créatrice. (Bakounine)
Un seul week-end non révolutionnaire est infiniment plus sanglant qu’un mois de révolution permanente.
Les larmes des Philistins sont le nectar des dieux.
Cela nous concerne tous.
[Ou bien Cela te concerne aussi./This concerns everyone.]
Nous sommes tous des juifs allemands.
Nous refusons d’être H.L.M.isés, diplomés, recensés, endoctrinés, sarcellisés, sermonnés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés.
Nous sommes tous des « indésirables ».
Nous devons rester « inadaptés ».
[We must remain "unadapted."]
La forêt précède l’homme, le désert le suit.
Sous les pavés, la plage.
Le béton éduque l’indifférence.
[ou le bâton, d’après quelques sources]
Ici, bientôt, de charmantes ruines.
Belle, peut-être pas, mais ô combien charmant. La vie contre la survie.
« Je me propose d’agiter et d’inquiéter les gens. Je ne vends pas le pain mais la levure. » (Unamuno)
Le conservatisme est synonyme de pourriture et de laideur.
Vous êtes creux.
Vous finirez tous par crever du confort.
Cache-toi, objet !
Non à la révolution en cravate.
Une révolution qui demande que l’on se sacrifie pour elle est une révolution à la papa.
La révolution cesse dès l’instant qu’il faut se sacrifier pour elle.
La perspective de jouir demain ne me consolera jamais de l’ennui d’aujourd’hui.
Quand les gens s’aperçoivent qu’ils s’ennuient, ils cessent de s’ennuyer.
Le bonheur est une idée neuve.
Vivre sans temps mort.
Ceux qui parlent de révolution et de lutte des classes sans se référer à la réalité quotidienne parlent avec un cadavre dans la bouche.
La culture est l’inversion de la vie.
La poésie est dans la rue.
La plus belle sculpture, c’est le pavé qu’on jette sur la gueule des flics.
L’art est mort, ne consommez pas son cadavre.
L’art est mort, libérons notre vie quotidienne.
L’art est mort. Godard n’y pourra rien.
Godard : le plus con des Suisses pro-chinois !
Vibration permanente et culturelle.
Nous voulons une musique sauvage et éphémère. Nous proposons une régénération fondamentale : grève de concerts des meetings sonores : séances d’investigation collectives suppression du droit d’auteur, les structures sonores appartiennent à chacun.
L’anarchie, c’est je.
Révolution, je t’aime.
À bas le sommaire, vive l’éphémère. —Jeunesse Marxiste Pessimiste.
Ne consommons pas Marx.
Je suis marxiste tendance Groucho.
Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs.
Désirer la réalité, c’est bien ! Réaliser ses désirs, c’est mieux !
Prenez vos désirs pour des réalités.
Je décrète l’état de bonheur permanent.
Soyez réalistes, demandez l’impossible.
L’imagination au pouvoir.
Manquer d’imagination, c’est ne pas imaginer le manque.
Imagination n’est pas don mais par excellence objet de conquête. (Breton)
L’action ne doit pas être une réaction mais une création.
L’action permet de surmonter les divisions et de trouver des solutions.
Exagérer, c’est commencer d’inventer.
L’ennemi du mouvement, c’est le scepticisme. Tout ce qui a été réalisé vient du dynamisme qui découle de la spontanéité.
Ici, on spontane.
« Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante. » (Nietzsche)
Il faut systématiquement explorer le hasard.
L’alcool tue. Prenez du L.S.D.
Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette.
« Toute vue des choses qui n’est pas étrange est fausse. » (Valéry)
La vie est ailleurs.
Oubliez tout ce que vous avez appris. Commencez par rêver.
Formons des comités de rêves.
Ôsons ! Ce mot renferme toute la politique de cette heure. (Saint-Just)
Debout les damnés de l’Université.
Les étudiants sont cons.
L’aptitude de l’étudiant à faire un militant de tout acabit en dit long sur son impuissance. —Les filles enragées.
Professeurs, vous nous faites vieillir.
Fin de l’Université.
Violez votre Alma Mater.
Et si on brûlait la Sorbonne ?
Professeurs vous êtes aussi vieux que votre culture, votre modernisme n’est que la modernisation de la police.
Nous refusons le rôle qu’on nous assigne : nous ne serons pas des chiens policiers.
[We refuse the role assigned to us: we will not be trained as police dogs.]
Nous ne voulons pas être les chiens de garde ni les serviteurs du capitalisme.
[We don’t want to be the watchdogs or servants of capitalism.]
Examens = servilité, promotion sociale, société hiérarchisée.
Quand on vous examine, répondez avec des questions.
[When examined, answer with questions.]
L’insolence est la nouvelle arme révolutionnaire.
Tout enseignant est enseigné. Tout enseigné est enseignant.
La vieille taupe de l’histoire semble bel et bien ronger la Sorbonne. Télégramme de Marx, 13 mai 1968.
Une pensée qui stagne est une pensée qui pourrit.
Pour mettre en question la société où l’on « vit », il faut d’abord être capable de se mettre en question soi-même.
Prenons la révolution au sérieux mais ne nous prenons pas au sérieux.
Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs.
Construire une révolution c’est aussi briser toutes les chaînes intérieures.
Un flic dort en chacun de nous, il faut le tuer.
Chassez le flic de votre tête.
La religion est l’escroquerie suprême.
[Religion is the ultimate con.]
Ni dieu ni maître.
Même si Dieu existait il faudrait le supprimer.
Savez-vous qu’il existait encore des chrétiens ?
À bas le crapaud de Nazareth.
Comment penser librement à l’ombre d’une chapelle ?
Nous voulons un endroit pour pisser, non pour prier.
[We want a place to piss, not a place to pray.]
Dieu, je vous soupçonne d’être un intellectuel de gauche.
La bourgeoisie n’a pas d’autre plaisir que celui de les dégrader tous.
Les motions tuent l’émotion.
Luttons contre la fixation affective qui paralyse nos potentialités. —Comité des femmes en voie de libération.
Les réserves imposées au plaisir excite le plaisir de vivre sans réserve.
Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour.
SEXE : C’est bien, a dit Mao, mais pas trop souvent.
Camarades, 5 heures de sommeil sur 24 sont indispensables : nous comptons sur vous pour la révolution.
Embrace ton amour sans lâcher ton fusil.
Je t’aime !!! Oh! dites-le avec des pavés !!!
Je jouis dans les pavés.
Jouir sans entraves.
Camarades, l’amour se fait aussi à Sc. Po, pas seulement aux champs.
Jeunes femmes rouges, toujours plus belles.
Zelda, je t’aime ! À bas le travail !
Les jeunes font l’amour, les vieux font des gestes obscènes.
Make love, not war.
Qui parle de l’amour détruit l’amour.
À bas la société de consommation.
Consommez plus, vous vivrez moins.
La marchandise est l’opium du peuple.
La marchandise, on la brûlera.
On achète ton bonheur. Vole-le.
Voir Nanterre et vivre. Allez mourir à Naples avec le Club Méditerranée.
Etes-vous des consommateurs ou bien des participants ?
Être libre en 1968, c’est participer.
Je participe. Tu participes. Il participe. Nous participons. Vous participez. Ils profitent.
L’âge d’or était l’âge où l’or ne régnait pas.
« C’est parce que la propriété existe qu’il y a des guerres, des émeutes et des injustices. » (Saint Augustin)
Si tu veux être heureux pends ton propriétaire.
Millionnaires de tous les pays, unissez-vous, le vent tourne.
L’économie est blessée, qu’elle crève !
Que c’est triste d’aimer le fric.
Vous aussi vous pouvez voler.
« Amnistie : acte par lequel les souverains pardonnent le plus souvent les injustices qu’ils ont commises. » (Ambrose Bierce)
[La définition dans le Devil’s Dictionary de Bierce est plus précisément : « magnanimité de l’État envers les contrevenants qu’il serait trop coûteux de punir ».]
Abolition de l’aliénation.
L’obéissance commence par la conscience et la conscience par la désobéissance.
Désobéir d’abord : alors écris sur les murs (Loi du 10 Mai 1968.)
J’aime pas écrire sur les murs.
Écrivez partout !
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Je ne sais pas qu’écrire mais j’aimerais en dire de belles choses et je ne sais pas.
On n’a... pas le temps d’écrire !!!
J’ai quelque chose à dire mais je ne sais pas quoi.
La liberté, c’est le droit au silence.
Vive la communication, à bas la télécommunication.
[Long live communication, down with telecommunication.]
Toi, mon camarade, toi que j’ignorais derrière les turbulences, toi jugulé, apeuré, asphyxié, viens, parle à nous.
Parlez à vos voisins.
Hurle.
Créez.
Regardez en face !!!
Participons au balayage. Il n’y a pas de bonnes ici.
La révolution, c’est une INITIATIVE.
Le discours est contre-révolutionnaire.
Bannissons les applaudissements, le spectacle est partout.
Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation mais passons à la contestation du spectacle.
À bas la société spectaculaire-marchande.
À bas les journalistes et ceux qui veulent les ménager.
Seule la vérité est révolutionnaire.
Il est interdit d’interdire.
La liberté est le crime qui contient tous les crimes. C’est notre arme absolu.
La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini.
Pas de liberté aux ennemis de la liberté.
Libérez nos camarades.
Ouvrons les portes des asiles, des prisons, et autres Facultés.
Ouvrez les fenêtres de votre coeur.
Les frontières on s’en fout.
On ne peut plus dormir tranquillement dès qu’on s’est subitement ouvert les yeux.
[You can no longer sleep quietly once you’ve suddenly opened your eyes.]
L’avenir ne contiendra que ce que nous y mettrons maintenant.
[The future will only contain what we put into it now.]


Ces graffiti sont tirés principalement de L’imagination au pouvoir de Walter Lewino (Losfeld, 1968), Les murs ont la parole de Julien Besançon (Tchou, 1968), Paris ’68 de Marc Rohan (Impact, 1968), Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations de René Viénet (Gallimard, 1968), Paris: May 1968 de Maurice Brinton (Solidarity, 1968), et Mai 1968 : brûlante nostalgie de Gérard Lambert (Pied de nez, 1988). Il s’agit des versions originales de la sélection que j’ai traduit en anglais. Dans quelques cas où je n’ai trouvé les graffiti que déjà traduits dans des publications anglais (notamment celle de Brinton) sans réussir à retrouver la version originale, j’ai dû retraduire la version anglaise en français (suivie de la version anglaise), en espérant que quelqu’un me communiquera la version originale exacte. (http://bopsecrets.org/French/graffiti.htm)

Anti-copyright

domingo, janeiro 23, 2005



Filip Naudts

sábado, janeiro 22, 2005



Enquanto longe divagas


I
Enquanto longe divagas
E através de um mar desconhecido esqueces a palavra
- Enquanto vais à deriva das correntes
E fugitivo perseguido por inomeadas formas
A ti próprio te buscas devagar
- Enquanto percorres os labirintos da viagem
E no país de treva e gelo interrogas o mudo rosto das sombas
- Enquanto tacteias e duvidas e te espantas
E apenas como um fio te guia a tua saudade da vida
Enquanto navegas em oceanos azuis de rochas negras
E as vozes da casa te invocam e te seguem
Enquanto regressas como a ti mesmo ao mar
E sujo de algas emerges entorpecido e como drogado
- Enquanto naufragas e te afundas e te esvais
E na praia que é teu leito como criança dormes
E devagar devagar a teu corpo regressas
Como jovem toiro espantado de se reconhecer
E como jovem toiro sacodes o teu cabelo sobre os olhos
E devagar recuperas tua mão teu gesto
E teu amor das coisas sílaba por sílaba


II

O meu amor da vida está paralisado pelo teu sono
É como ave no ar veloz detida
Tudo em mim se cala para escutar o chão do teu regresso


III

Pois no ar estremece tua alegria
- Tua jovem riqueza de arbusto -
A luz espera teu perfil teu gesto
Teu ímpeto tua fuga e desafio
Tua inteligência tua argúcia teu riso

Como ondas do mar dançam em mim os pés do teu regresso

Sophia de Mello Breyner Andresen

sexta-feira, abril 23, 2004


Ian Teh


Despede nisto o fero moço as setas
Uma após outra: geme o mar com os tiros;
Direitas pelas ondas inquietas
Algumas vão, e algumas fazem giros;
Caem as Ninfas, lançam das secretas
Entranhas ardentíssimos suspiros;
Cai qualquer, sem ver o vulto que ama:
Que tanto, como a vista, pode a fama.


Os cornos ajuntou da ebúrnea lua
Com força o moço indômito excessiva,
Que Tethys quer ferir mais que nenhuma,
Porque mais que nenhuma lhe era esquiva.
Já não fica na aljava seta alguma,
Nem nos equóreos campos Ninfa viva;
E se feridas ainda estão vivendo,
Será para sentir que vão morrendo.


Os Lusíadas, Canto XIX
Luiz Vaz de Camões


quarta-feira, março 31, 2004




Hugues De Wurstemberger

segunda-feira, março 29, 2004




Denis Darzacq

terça-feira, março 23, 2004

O Amor em Vista


Dai-me uma jovem mulher com sua harpa de sombra
e seu arbusto de sangue. Com ela
encantarei a noite.
Dai-me uma folha viva de erva, uma mulher.
Seus ombros beijarei, a pedra pequena
do sorriso de um momento.
Mulher quase incriada, mas com a gravidade
de dois seios, com o peso lúbrico e triste
da boca. Seus ombros beijarei.


Cantar? Longamente cantar,
Uma mulher com quem beber e morrer.
Quando fora se abrir o instinto da noite e uma ave
o atravessar trespassada por um grito marítimo
e o pão for invadido pelas ondas,
seu corpo arderá mansamente sob os meus olhos palpitantes
ele - imagem inacessível e casta de um certo pensamento
de alegria e de impudor.


Seu corpo arderá para mim
sobre um lençol mordido por flores com água.
Ah! em cada mulher existe uma morte silenciosa;
e enquanto o dorso imagina, sob nossos dedos,
os bordões da melodia,
a morte sobe pelos dedos, navega o sangue,
desfaz-se em embriaguez dentro do coração faminto.
- Ó cabra no vento e na urze, mulher nua sob
as mãos, mulher de ventre escarlate onde o sal põe o espírito,
mulher de pés no branco, transportadora
da morte e da alegria.


Dai-me uma mulher tão nova como a resina
e o cheiro da terra.
Com uma flecha em meu flanco, cantarei.


E enquanto manar de minha carne uma videira de sangue,
cantarei seu sorriso ardendo,
suas mamas de pura substância,
a curva quente dos cabelos.
Beberei sua boca, para depois cantar a morte
e a alegria da morte.


Dai-me um torso dobrado pela música, um ligeiro
pescoço de planta,
onde uma chama comece a florir o espírito.
À tona da sua face se moverão as águas,
dentro da sua face estará a pedra da noite.
- Então cantarei a exaltante alegria da morte.


Nem sempre me incendeiam o acordar das ervas e a estrela
despenhada de sua órbita viva.


- Porém, tu sempre me incendeias.
Esqueço o arbusto impregnado de silêncio diurno, a noite
imagem pungente
com seu deus esmagado e ascendido.
- Porém, não te esquecem meus corações de sal e de brandura.


Entontece meu hálito com a sombra,
tua boca penetra a minha voz como a espada
se perde no arco.
E quando gela a mãe em sua distância amarga, a lua
estiola, a paisagem regressa ao ventre, o tempo
se desfibra - invento para ti a música, a loucura
e o mar.


Toco o peso da tua vida: a carne que fulge, o sorriso,
a inspiração.
E eu sei que cercaste os pensamentos com mesa e harpa.
Vou para ti com a beleza oculta,
o corpo iluminado pelas luzes longas.
Digo: eu sou a beleza, seu rosto e seu durar. Teus olhos
transfiguram-se, tuas mãos descobrem
a sombra da minha face. Agarro tua cabeça
áspera e luminosa, e digo: ouves, meu amor?, eu sou
aquilo que se espera para as coisas, para o tempo -
eu sou a beleza.
Inteira, tua vida o deseja. Para mim se erguem
teus olhos de longe. Tu própria me duras em minha velada beleza.


Então sento-me à tua mesa. Porque é de ti
que me vem o fogo.
Não há gesto ou verdade onde não dormissem
tua noite e loucura,
não há vindima ou água
em que não estivesses pousando o silêncio criador.
Digo: olha, é o mar e a ilha dos mitos
originais.
Tu dás-me a tua mesa, descerras na vastidão da terra
a carne transcendente. E em ti
principiam o mar e o mundo.


Minha memória perde em sua espuma
o sinal e a vinha.
Plantas, bichos, águas cresceram como religião
sobre a vida - e eu nisso demorei
meu frágil instante. Porém
teu silêncio de fogo e leite repõe
a força maternal, e tudo circula entre teu sopro
e teu amor. As coisas nascem de ti
como as luas nascem dos campos fecundos,
os instantes começam da tua oferenda
como as guitarras tiram seu início da música nocturna.


Mais inocente que as árvores, mais vasta
que a pedra e a morte,
a carne cresce em seu espírito cego e abstracto,
tinge a aurora pobre,
insiste de violência a imobilidade aquática.
E os astros quebram-se em luz sobre
as casas, a cidade arrebata-se,
os bichos erguem seus olhos dementes,
arde a madeira - para que tudo cante
pelo teu poder fechado.
Com minha face cheia de teu espanto e beleza,
eu sei quanto és o íntimo pudor
e a água inicial de outros sentidos.


Começa o tempo onde a mulher começa,
é sua carne que do minuto obscuro e morto
se devolve à luz.
Na morte referve o vinho, e a promessa tinge as pálpebras
com uma imagem.
Espero o tempo com a face espantada junto ao teu peito
de sal e de silêncio, concebo para minha serenidade
uma ideia de pedra e de brancura.
És tu que me aceitas em teu sorriso, que ouves,
que te alimentas de desejos puros.
E une-se ao vento o espírito, rarefaz-se a auréola,
a sombra canta baixo.


Começa o tempo onde a boca se desfaz na lua,
onde a beleza que transportas como um peso árduo
se quebra em glória junto ao meu flanco
martirizado e vivo.
- Para consagração da noite erguerei um violino,
beijarei tuas mãos fecundas, e à madrugada
darei minha voz confundida com a tua.


Oh teoria de instintos, dom de inocência,
taça para beber junto à perturbada intimidade
em que me acolhes.


Começa o tempo na insuportável ternura
com que te adivinho, o tempo onde
a vária dor envolve o barro e a estrela, onde
o encanto liga a ave ao trevo. E em sua medida
ingénua e cara, o que pressente o coração
engasta seu contorno de lume ao longe.
Bom será o tempo, bom será o espírito,
boa será nossa carne presa e morosa.
- Começa o tempo onde se une a vida
à nossa vida breve.


Estás profundamente na pedra e a pedra em mim, ó urna
salina, imagem fechada em sua força e pungência.
E o que se perde de ti, como espírito de música estiolado
em torno das violas, a morte que não beijo,
a erva incendiada que se derrama na íntima noite
- o que se perde de ti, minha voz o renova
num estilo de prata viva.


Quando o fruto empolga um instante a eternidade
inteira, eu estou no fruto como sol
e desfeita pedra, e tu és o silêncio, a cerrada
matriz de sumo e vivo gosto.
- E as aves morrem para nós, os luminosos cálices
das nuvens florescem, a resina tinge
a estrela, o aroma distancia o barro vermelho da manhã.
E estás em mim como a flor na ideia
e o livro no espaço triste.


Se te apreendessem minhas mãos, forma do vento
na cevada pura, de ti viriam cheias
minhas mãos sem nada. Se uma vida dormisses
em minha espuma,
que frescura indecisa ficaria no meu sorriso?
- No entanto és tu que te moverás na matéria
da minha boca, e serás uma árvore
dormindo e acordando onde existe o meu sangue.


Beijar teus olhos será morrer pela esperança.
Ver no aro de fogo de uma entrega
tua carne de vinho roçada pelo espírito de Deus
será criar-te para luz dos meus pulsos e instante
do meu perpétuo instante.
- Eu devo rasgar minha face para que a tua face
se encha de um minuto sobrenatural,
devo murmurar cada coisa do mundo
até que sejas o incêndio da minha voz.


As águas que um dia nasceram onde marcaste o peso
jovem da carne aspiram longamente
a nossa vida. As sombras que rodeiam
o êxtase, os bichos que levam ao fim do instinto
seu bárbaro fulgor, o rosto divino
impresso no lodo, a casa morta, a montanha
inspirada, o mar, os centauros do crepúsculo
- aspiram longamente a nossa vida.


Por isso é que estamos morrendo na boca
um do outro. Por isso é que
nos desfazemos no arco do verão, no pensamento
da brisa, no sorriso, no peixe,
no cubo, no linho, no mosto aberto
- no amor mais terrível do que a vida.


Beijo o degrau e o espaço. O meu desejo traz
o perfume da tua noite.
Murmuro os teus cabelos e o teu ventre, ó mais nua
e branca das mulheres. Correm em mim o lacre
e a cânfora, descubro tuas mãos, ergue-se tua boca
ao círculo de meu ardente pensamento.
Onde está o mar? Aves bêbedas e puras que voam
sobre o teu sorriso imenso.
Em cada espasmo eu morrerei contigo.


E peço ao vento: traz do espaço a luz inocente
das urzes, um silêncio, uma palavra;
traz da montanha um pássaro de resina, uma lua
vermelha.
Oh amados cavalos com flor de giesta nos olhos novos,
casa de madeira do planalto,
rios imaginados,
espadas, danças, superstições, cânticos, coisas
maravilhosas da noite. Ó meu amor,
em cada espasmo eu morrerei contigo.


De meu recente coração a vida inteira sobe,
o povo renasce,
o tempo ganha a alma. Meu desejo devora
a flor do vinho, envolve tuas ancas com uma espuma
de crepúsculos e crateras.


Ó pensada corola de linho, mulher que a fome
encanta pela noite equilibrada, imponderável -
em cada espasmo eu morrerei contigo.


E à alegria diurna descerro as mãos. Perde-se
entre a nuvem e o arbusto o cheiro acre e puro
da tua entrega. Bichos inclinam-se
para dentro do sono, levantam-se rosas respirando
contra o ar. Tua voz canta
o horto e a água - e eu caminho pelas ruas frias com
o lento desejo do teu corpo.
Beijarei em ti a vida enorme, e em cada espasmo
eu morrerei contigo.


Herberto Helder

domingo, março 21, 2004



Há sol na rua


Há sol na rua
Gosto do sol mas não gosto da rua
Então fico em casa
À espera que o mundo venha
Com as suas torres douradas
E as suas cascatas brancas
Com suas vozes de lágrimas
E as canções das pessoas que são alegres
Ou são pagas para cantar
E à noite chega um momento
Em que a rua se transforma noutra coisa
E desaparece sob a plumagem
Da noite cheia de talvez
E dos sonhos dos que estão mortos
Então saio para a rua
Ela estende-se até à madrugada
Um fumo espraia-se muito perto
E eu ando no meio da água seca .
Da água áspera da noite fresca
O sol voltará em breve


Boris Vian

sábado, março 20, 2004



Não adianta atear mais o ateísmo
quando o poder de compra é directamente
proporcional à libido
e se dão voos grátis
nas portas caleidoscopais de todo lado


sob os títulos disponíveis
há um paraíso daltónico
cheio de inundações


o anel queima a pele no sentido
dos bombeiros do relógio
digo um nome
inacessível
que cai no esquecimento


por isso
existe sob o rótulo o preço
e nada escrevo


o lodo persegue os carneiros
o mar é tábua rasa sufocando a praia


Pedro Eiras

sexta-feira, março 19, 2004




Dorothea Lange


No meu país não acontece nada à terra vai-se pela estrada em frente (Ruy Belo)

quinta-feira, março 11, 2004






Não é por acaso que um fotógrafo se torna fotógrafo, tal como não é por acaso que um domador de leões se torna domador de leões


Dorothea Lange

terça-feira, março 09, 2004

Quase de nada místico


Não, não deve ser nada este pulsar
de dentro: só um lento desejo
de dançar. E nem deve ter grande
significado este vapor dourado,


e invisível a olhares alheios:
só um pólen a meio, como de abelha
à espera de voar. E não é com certeza
relevante este brilhante aqui:


poeira de diamante que encontrei
pelo verso e por acaso, poema
muito breve e muito raso,
que (aproveitando) trago para ti.


Ana Luísa Amaral

domingo, março 07, 2004



Sente-se
(nº 10 dos Poemas Relacionados com o «Manual para habitantes de cidades»)



Sente-se.
Está sentado?
Encoste-se tranquilamente na cadeira.
Deve sentir-se bem instalado e descontraído.
Pode fumar.
É importante que me escute com muita atenção.
Ouve-me bem?
Tenho algo a dizer-lhe que vai interessá-lo.


Você é um idiota.
Está realmente a escutar-me?
Não há pois dúvida alguma de que me ouve com clareza e distinção?
Então
Repito: você é um idiota.
Um idiota.
I como Isabel; D como Dinis; outro I como Irene; O como Orlando; T como Teodoro;
A como Ana.
Idiota.


Por favor não me interrompa.
Não deve interromper-me.
Você é um idiota.
Não diga nada. Não venha com evasivas.
Você é um idiota.
Ponto final.
Aliás não sou o único a dizê-lo.
A senhora sua mãe já o diz há muito tempo.
Você é um idiota.


Pergunte pois aos seus parentes.
Se você não é um I.
Claro, a você não lho dirão
Porque você se tornaria vingativo como todos os idiotas.
Mas
Os que o rodeiam já há muitos dias e anos sabem que você é um idiota.


É típico que você o negue.
Isso mesmo: é típico que o I negue que o é.
Oh, como se torna difícil convencer um idiota de que é um I.
É francamente fatigante.


Como vê, preciso de dizer mais uma vez
Que você é um I.
E no entanto não é desinteressante para você saber o que você é
E no entanto é uma desvantagem para você não saber o que toda a gente sabe.
Ah sim, acha você que tem exactamente as mesmas ideias do seu parceiro.


Mas também ele é um idiota.
Faça favor, não se console a dizer
Que há outros I.
Você é um I.


De resto isso não é grave.
É assim que você consegue chegar aos 80 anos.
Em matéria de negócios é mesmo uma vantagem.
E então na política!
Não há dinheiro que o pague.
Na qualidade de I você não precisa de se preocupar com mais nada.
E você é I.
(Formidável, não acha?)


Você ainda não está ao corrente?
Quem há-de então dizer-lhe?
O próprio Brecht acha que você é um I.
Por favor, Brecht, você que é um perito na matéria, dê a sua opinião.


Este homem é um I.
Nada mais.


Não basta tocar o disco uma só vez.


Bertolt Brecht

sábado, março 06, 2004



I AM he that aches with amorous love;
Does the earth gravitate? does not all matter, aching, attract all
matter?
So the body of me to all I meet or know.


Walt Whitman



Elevator - Miami Beach
From The Americans, © Robert Frank

terça-feira, março 02, 2004



ANIMAIS DOENTES


Animais doentes as palavras
Também elas
Vespas formigas cabras
De trote difícil e miúdo
Gafanhotos alerta
Pombas vomitadas pelo azul
Bichos de conta bichos que fazem de conta
Pequeníssimas pulgas uma sílaba só
Lagartos melancólicos
Estúpidas galinhas corriqueiras
Tudo tão doente tão difícil
De manejar de lançar de provocar
De reunir
De fazer viver


Ou então as orgulhosas
Palavras raras
Plumas de cores incandescentes
Altos gritos no aviário
E o branco sem uso
Imaculado
De certas aves da solidão


Para dizer
Queria palavras tão reais como chamas
E tão precárias
Palavras que vivessem só o tempo de dizer a sua parte
No discurso de fogo
Logo extintas na combustão das próximas
Palavras que não esperassem
Em sal ou em diamante
O minuto ridículo precioso raro
De sangrar a luz a gota de veneno
Cativa das entranhas ociosas.


Alexandre O'Neill

sexta-feira, fevereiro 20, 2004

Orla Marítima


O tempo das suaves raparigas
é junto ao mar ao longo da avenida
ao sol dos solitários dias de dezembro
Tudo ali pára como nas fotografias
É tarde de agosto o rio a música o teu rosto
alegre e jovem hoje ainda quando tudo ia mudar
És tu surges de branco pela rua antigamente
noite iluminada noite de nuvens ou melhor mulher
(E nos alpes o cansado humanista canta alegremente)
«Mudança possui tudo»? Nada muda
nem sequer o cultor dos sistemáticos cuidados
levanta a dobra da tragédia nestas brancas horas
Deus anda à beira de água calça arregaçada
como um homem se deita como um homem se levanta
Somos crianças feitas para grandes férias
pássaros pedradas de calor
atiradas ao rio em redor
pássaros compêndios de vida
e morte resumida agasalhada em asas
Ali fica o retrato destes dias
gestos e pensamentos tudo fixo
Manhã dos outros não nossa manhã
pagão solar de uma alegria calma
De terra vem a água e da água a alma
o tempo é a maré que leva e traz
o mar às praias onde eternamente somos
Sabemos agora em que medida merecemos a vida


Ruy Belo

quinta-feira, fevereiro 19, 2004

A mão no arado


Feliz aquele que administra sabiamente
a tristeza e aprende a reparti-la pelos dias
Podem passar os meses e os anos nunca lhe faltará

Oh! como é triste envelhecer à porta
entretecer nas mãos um coração tardio
Oh como é triste arriscar em humanos regressos
o equilíbrio azul das extremas manhãs do verão
ao longo do mar transbordante de nós
no demorado adeus da nossa condição
É triste no jardim a solidão do sol
vê-lo desde o rumor e as casas da cidade
até uma vaga promessa de rio
e a pequenina vida que se concede às unhas
Mais triste é termos de nascer e morrer
e haver árvores ao fim da rua

É triste ir pela vida como quem
regressa e entrar humildemente por engano pela morte dentro

É triste no outono concluir
que era o verão a única estação
Passou o solitário vento e não o conhecemos
e não soubemos ir até ao fundo da verdura
como rios que sabem onde encontrar o mar
e com que pontes com que ruas com que gentes com que montes conviver
através de palavras de uma água para sempre dita
Mas o mais triste é recordar os gestos de amanhã
Triste é comprar castanhas depois da tourada
entre o fumo e o domingo na tarde de novembro
e ter como futuro o asfalto e muita gente
e atrás a vida sem nenhuma infância
revendo tudo isto algum tempo depois
A tarde morre pelos dias fora
É muito triste andar por entre Deus ausente

Mas, ó poeta, administra a tristeza sabiamente.



Ruy Belo

terça-feira, fevereiro 10, 2004




Antoine d' Agata


Eros e Psique


Conta a lenda que dormia
Uma Princesa encantada
A quem só despertaria
Um Infante, que viria
De além do muro da estrada.


Ele tinha que, tentado,
Vencer o mal e o bem,
Antes que, já libertado,
Deixasse o caminho errado
Por o que à Princesa vem.


A Princesa Adormecida,
Se espera, dormindo espera,
Sonha em morte a sua vida,
E orna-lhe a fronte esquecida,
Verde, uma grinalda de hera.


Longe o Infante, esforçado,
Sem saber que intuito tem,
Rompe o caminho fadado,
Ele dela é ignorado,
Ela para ele é ninguém.


Mas cada um cumpre o Destino
Ela dormindo encantada,
Ele buscando-a sem tino
Pelo processo divino
Que faz existir a estrada.


E, se bem que seja obscuro
Tudo pela estrada fora,
E falso, ele vem seguro,
E vencendo estrada e muro,
Chega onde em sono ela mora,


E, inda tonto do que houvera,
À cabeça, em maresia,
Ergue a mão, e encontra hera,
E vê que ele mesmo era
A Princesa que dormia.


Fernando Pessoa

segunda-feira, fevereiro 09, 2004




Laurence Leblanc

sábado, fevereiro 07, 2004




Paul Strand
Tailor's Apprentice, Luzzara, Italy, 1952

sexta-feira, fevereiro 06, 2004



O Sol da Tarde


Este quarto, como o conheço bem.
Agora alugam-se quer este quer o do lado
para escritórios comerciais. A casa toda tornou-se
escritórios de intermediários, e de comerciantes, e Sociedades.


Ah este quarto, não é nada estranho.


Perto da porta por aqui estava o sofá,
e diante dele um tapete turco;
ao pé a prateleira com duas jarras amarelas.
À direita; não, em frente, um armário com espelho.
Ao meio a sua mesa de escrever;
e três grandes cadeiras de vime.
Ao lado da janela estava a cama
onde nos amámos tantas vezes.


Estarão ainda os coitados nalgum lugar.


Ao lado da janela estava a cama;
o sol da tarde chegava-lhe até metade.


...De tarde quatro horas, tínhamo-nos separado
por uma semana só . . . Ai de mim,
aquela semana tornou-se para sempre.


Konstandinos Kavafis

quarta-feira, fevereiro 04, 2004




W.T.Liszka


Madrid Revisited


Não sei talvez nestes cinquenta versos eu consiga o meu propósito
dar nessa forma objectiva e até mesmo impessoal em mim
habitual
a externa ordenação desta cidade onde regresso
Chove sobre estas ruas desolada e espessa como esmiuçada chuva
a tua ausência líquida molhada e por gotículas multiplicada
0 céu entristeceu há uma solidão e uma cor cinzentas
nesta cidade há meses capital do sol núcleo da claridade
É outra esta cidade esta cidade é hoje a tua ausência
uma imensa ausência onde as casas divergiram em diversas ruas
agora tão diversas que uma tal diversidade faz
desta minha cidade outra cidade
A tua ausência são de preferência alguns lugares determinados
como correos ou café gijón certos domingos como este
para os demais normais só para nós secretamente rituais
se neutros para os outros neutros mesmo para mim
antes de em ti herdar particular significado
A tua ausência pesa nestes loca sacra um por um
os quais mais importantes que lugares em si
são simples sítios que em função de ti somente conheci
e agora se erguem pedra a pedra como monumento da ausência
Não vejo aqui o núcleo geográfico administrativo de um país
capital de edifícios centro donde emanam decisões
complexo de museus bancos jardins vida profissional turismo
que um dia conheci e não conheço mais
Aqui só há o facto de eu saber que fui feliz
e hoje tanto o sei que sei que sê-lo o não serei jamais
12 esta a capital mas capital não de um certo país
capital do teu rosto e dos teus olhos a nenhuns outros iguais
ou de um país profundo e próprio como tu
Madrid é eu saber pedra por pedra e passo a passo como te perdi
é uma cidade alheia sendo minha
é uma coisa estranha e conhecida
Abro a janela sobre o largo e o teatro onde estivemos
e onde na desdémona que vi te vi a ti
Não é chuva afinal que cai só cai a tua ausência
chuva bem mais real e pluvial que se chovesse
Mais do que esta cidade é só certa cidade que jamais houvesse
numa medida tal que apenas lá profundamente eu fosse
e nela só a minha dor como uma pedra condensada
de pé deitada ou de qualquer forma coubesse
uma cidade alta como as coisas que perdi
e eu logo perdi apenas conheci
pois mais que a ela conheci-te a ti
Foi de uma altura assim que eu caí
superior à própria torre desse hotel
por muitos suicidas escolhida para fim de vida
Não é esta cidade essa cidade onde vivi
onde fui ao cinema e trabalhei e passeei
e na chama do corpo próprio a mim sem compaixão me consumi
Aqui foi a cidade onde eu te conheci
e logo ao conhecer-te mais que nunca te perdi
Deve haver quase um ano mais que ao ver-te vi
que ao ver-te te não vi e te perdi ao ter-te
Mas a esta cidade muitos dão o nome de madrid


Ruy Belo

quarta-feira, janeiro 28, 2004






Para que lado se há-de virar o girassol
quando cercado por milhares de sóis?


Provérbio Zen

segunda-feira, janeiro 26, 2004



Gilda“If you’re worried about Johnny Farrell, don’t be, I hate him!”


domingo, janeiro 25, 2004






Keith Arnatt, self burial


É como o olhar a meia-luz. Senti-lo e beijar no escuro, ou sonhar com o que eu quero. É sentir o ar ferver em toques suaves, e toques suaves ou o teu toque no meu toque e o borbulhar até amanhecer.


sábado, janeiro 24, 2004






Migrant Mother, 1936
Dorothea Lange

sexta-feira, janeiro 23, 2004

O tempo é outro tempo nas terras pequenas
e quem de si mesmo afinal foge encontra aqui o coração em festa.


Ruy Belo

quinta-feira, janeiro 22, 2004




Bride with a Fan, Marc Chagall (1911)


Com simultâneas estrelas nas têmporas e nas mãos
a deusa da noite, sonâmbula, desliza.


António Ramos Rosa

quarta-feira, janeiro 21, 2004



Reconhecimento à Loucucura


Já alguém sentiu a loucura
vestir de repente o nosso corpo?
Já.
E tomar a forma dos objectos?
Sim.
E acender relâmpagos no pensamento?
Também.
E às vezes parecer ser o fim?
Exactamente.
Como o cavalo do soneto de Ângelo de Lima?
Tal e qual.
E depois mostrar-nos o que há-de vir
muito melhor do que está?
E dar-nos a cheirar uma cor
que nos faz seguir viagem
sem paragem
nem resignação?
E sentirmo-nos empurrados pelos rins
na aula de descer abismos
e fazer dos abismos descidas de recreio
e covas de encher novidade?
E de uns fazer gigantes
e de outros alienados?
E fazer frente ao impossível
atrevidamente
e ganhar-Ihe, e ganhar-Ihe
a ponto do impossível ficar possível?
E quando tudo parece perfeito
poder-se ir ainda mais além?
E isto de desencantar vidas
aos que julgam que a vida é só uma?
E isto de haver sempre ainda mais uma maneira pra tudo?


Tu Só, loucura, és capaz de transformar
o mundo tantas vezes quantas sejam as necessárias para olhos individuais
Só tu és capaz de fazer que tenham razão
tantas razões que hão-de viver juntas.
Tudo, excepto tu, é rotina peganhenta.
Só tu tens asas para dar
a quem tas vier buscar


José de Almada Negreiros

terça-feira, janeiro 20, 2004



Antes de dormir pego sempre numa lâmpada e deixo-a cair
da janela.
Moro num 2º andar.
As lâmpadas quando caem no chão, partem-se.
É da física.


Não sei explicar exactamente porque procedo a este ritual
todas as noites.
O que sei é que quando não o faço não consigo dormir.
Quando tenho uma insónia já sei a causa:
esqueci-me de atirar uma lâmpada da janela abaixo.
Quando, por vezes, reparo que já não tenho nenhuma lâm-
pada em casa, vejo-me obrigado a vestir e a percorrer, se for
necessário, a cidade inteira, até encontar o que pretendo.
O meu ritual só funciona com lâmpadas novas, por estrear.
Uma ou outra vez, por preguiça, ou por chover demasiado,
tentei utilizar, numa emergência, lâmpadas retiradas de
candeeiros da casa.
Não resultou.
Insónia incontornável.
E nestas situações não há nada a fazer:
ou ganho coragem para sair ou rendo-me toda a noite à
leitura de um livro.
Quando era novo optava muitas vezes por esta segunda
hipótese.
Adquiri toda a minha cultura devido ao facto de não ter
lâmpadas em casa e de estar a chover muito lá fora.
Lâmpadas inexistentes, insónias intermináveis, livros múlti-
plos.
É esta a sequência da aprendizagem cultural de um grande
vulto da presente sociedade e das futuras: eu!
Parece mentira não é? Mas é assim mesmo:
este homem que aqui vêem deve tudo o que sabe à falta
de lâmpadas.
O que o mundo terá a agradecer a esta escassez é o que
veremos no futuro.
Por mim garanto-vos:
estou destinado a grandes coisas.


Gonçalo M. Tavares

sexta-feira, janeiro 16, 2004

Um(a) exposição de fotografia de Miguel Meira
a partir de hoje no Museu da Imagem, Braga


CANTO III


Sentei-me nos degraus da Dogana
Porque as gôngolas custavam muito caro, nesse ano,
E não havia ''aquelas pequenas'' havia uma face,
E o Bucentauro a uma vintena de metros uivando ''Stretti'',
E as vigas-mestras iluminas, esse ano, no Morosini,
E pavões em casa de Koré, ou talvez houvesse.
Deuses flutuavam no ar anil
Luminosos deuses e toscanos, de volta antes de orvalho ser vertido.
Luz: e a primeira luz antes sequer de o orvalho haver caído.
Paniscos, e do carvalho, dríade,
E da maçã, mélida,
Por todo o bosque adentro, e as folhas estão cheias de vozes,
Em sussurro, e as nuvens curvam-se sobre o lago,
E há deuses sobre elas,
E na água banhistas de amendoada brancura,
A água prateada vidra o mamilo voltado para cima,
Como Poggio notou.
Verdes veios na turquesa,
Ou os degraus pardos sobem sob os cedros.


O meu Cid cavalgou para Burgos,
Até à porta pregueada entre duas torres,
Bateu com o canto da lança, e a criança apareceu,
Una niña de nueve años,
Na pequena galeria sobre a porta, entre as torres
a ler o decreto, voce tinnula:
Que ninguém fale, dê pousada, ajude a Ruy Diaz,
Sob pena de ter o coração arrancado, e posto no pico de um pique,
E ambos os olhos vazados, e todos os bens confiscados,
''E aqui. Mio Cid, estão os selos,
o selo real e a firma''.
E ele desceu de Bivar, Mio Cid,
Sem deixar lá falcões nos seus poleiros,
E roupa alguma lá nas prensas,
E deixou a sua arca com Raquel e Vidas,
O grande baú de areia com os agiotas,
Para arranjar a para da mesnada;
E fez-se de caminho para Valência.
Inês de Castro assassinada, e a parede
Aqui despida, aqui feita para ficar.
Triste destroço, o pigmento escama-se da pedra,
Ou argamassa descascada, Mantegna pintou a parede.
Trapos de seda, ''Nec Spe Nec Metu''.


Ezra Pound

quinta-feira, janeiro 15, 2004



A Decisão


Vocês são a favor ou contra?
Respondam sim ou não.
Decerto já pensaram no problema.
Creio sinceramente que ele os tem preocupado.
Tudo na vida traz preocupações
Crianças mulheres insectos
Plantas nocivas, horas sem proveito
Paixões difíceis, dentes cariados
Filmes medíocres. E isto decerto os preocupa.
Sejam responsáveis e digam: Sim ou não.
A vocês é que cabe decidir.
Não lhes pedimos evidentemente que abandonem
Suas ocupações, que interrompam sua vida
O jornal preferido o bate-papo
No barbeiro os domingos ao ar livre.
Uma palavra só. Vamos, então:
Vocês são contra ou a favor?
Pensem bem: Eu fico à espera.


Manólis Anagnostákis

sábado, janeiro 10, 2004



Estar vestido de branco deste homem é evidente que nunca voltará a ser encontrado
Depois o choque duma lança contra um elmo aqui o músico fez maravilhas
É toda a razão que se vai quando podia soar a hora sem que tu estejas presente


Nas sombras do cenário permite-se ao povo contemplar os grandes festins
Comer em cena é sempre do agrado geral
De dentro da empada rematada a faisões
Anões metade pretos metade arco-íris levantam a tampa
E soltam-se ajaezado de guizos e de risos
Brilho contrastado de vestígios de tiros das côdeas sobrantes
Plano sequência do baile dos Ardentes flash-back desfocado do episódio que vem logo
a seguir ao do cervo
Um homem talvez ágil demais desce do alto das torres de Notre-Dame
A rodopiar numa corda
Seu pêndulo de archotes clarão insólito à luz do dia
A sarça dos cinco selvagens quatro deles cativos um do outro o sol de plumas
O duque de Orléans segura o facho a mão a mão fatal
Às oito horas da noite tempos depois a mão
Não esquece a brincar com a luva
A mão a luva uma vez duas vezes três vezes
A um canto com o palácio mais branco em fundo as belas feições ambíguas de Pedro de
Luna a cavalo
Personificando o segundo luminar
Acabar sobre o brasão da rainha em lágrimas
A mágoa Nada mais me é nada nada me é mais nada
Sim sem ti
O sol

André Breton
(Marselha, Dezembro de 1940)

quinta-feira, janeiro 08, 2004



Sedia-M’Eu na Ermida de Sam Simion
<


f.c.


Mendinho

quarta-feira, janeiro 07, 2004

Transida luz despenha
como a hora antiga sobre as praças
um sossego póstumo às coisas.

José Miguel Braga

quarta-feira, dezembro 31, 2003



Tu estás aqui


Estás aqui comigo à sombra do sol
escrevo e oiço certos ruídos domésticos
e a luz chega-me humildemente pela janela
e dói-me um braço e sei que sou o pior aspecto do que sou
Estás aqui comigo e sou sumamente quotidiano
e tudo o que faço ou sinto como que me veste de um pijama
que uso para ser também isto este bicho
de hábitos manias segredos defeitos quase todos desfeitos
quando depois lá fora na vida profissional ou social só sou um nome e sabem
o que sei o
que faço ou então sou eu que julgo que o sabem
e sou amável selecciono cuidadosamente os gestos e escolho as palavras
e sei que afinal posso ser isso talvez porque aqui sentado dentro de casa sou
outra coisa
esta coisa que escreve e tem uma nódoa na camisa e só tem de exterior
a manifestação desta dor neste braço que afecta tudo o que faço
bem entendido o que faço com este braço
Estás aqui comigo e à volta são as paredes
e posso passar de sala para sala a pensar noutra coisa
e dizer aqui é a sala de estar aqui é o quarto aqui é a casa de banho
e no fundo escolher cada uma das divisões segundo o que tenho a fazer
Estás aqui comigo e sei que só sou este corpo castigado
passado nas pernas de sala em sala. Sou só estas salas estas paredes
esta profunda vergonha de o ser e não ser apenas a outra coisa
essa coisa que sou na estrada onde não estou à sombra do sol
Estás aqui e sinto-me absolutamente indefeso
diante dos dias. Que ninguém conheça este meu nome
este meu verdadeiro nome depois talvez encoberto noutro
nome embora no mesmo nome este nome
de terra de dor de paredes este nome doméstico
Afinal fui isto nada mais do que isto
as outras coisas que fiz fi-Ias para não ser isto ou dissimular isto
a que somente não chamo merda porque ao nascer me deram outro nome
que não merda
e em princípio o nome de cada coisa serve para distinguir uma coisa das
outras coisas
Estás aqui comigo e tenho pena acredita de ser só isto
pena até mesmo de dizer que sou só isto como se fosse também outra coisa
uma coisa para além disto que não isto
Estás aqui comigo deixa-te estar aqui comigo
é das tuas mãos que saem alguns destes ruídos domésticos
mas até nos teus gestos domésticos tu és mais que os teus gestos domésticos
tu és em cada gesto todos os teus gestos
e neste momento eu sei eu sinto ao certo o que significam certas palavras como
a palavra paz
Deixa-te estar aqui perdoa que o tempo te fique na face na forma de rugas
perdoa pagares tão alto preço por estar aqui
perdoa eu revelar que há muito pagas tão alto preço por estar aqui
prossegue nos gestos não pares procura permanecer sempre presente
deixa docemente desvanecerem-se um por um os dias
e eu saber que aqui estás de maneira a poder dizer
sou isto é certo mas sei que tu estás aqui


Ruy Belo

quinta-feira, dezembro 25, 2003



Little Tree


little tree
little silent Christmas tree
you are so little
you are more like a flower
who found you in the green forest
and were you very sorry to come away?
see i will comfort you
because you smell so sweetly
i will kiss your cool bark
and hug you safe and tight
just as your mother would,
only don't be afraid
look the spangles
that sleep all the year in a dark box
dreaming of being taken out and allowed to shine,
the balls the chains red and gold the fluffy threads,
put up your little arms
and i'll give them all to you to hold
every finger shall have its ring
and there won't a single place dark or unhappy
then when you're quite dressed
you'll stand in the window for everyone to see
and how they'll stare!
oh but you'll be very proud
and my little sister and i will take hands
and looking up at our beautiful.
er'll fsnvr snf dinh
"Noel Noel"


e. e. cummings

segunda-feira, dezembro 22, 2003



contra mim bate a esperta difusão

contra mim bate a esperta difusão
do tempo, a extensa confusão do
olhar, a vibrante galeria da
cor: o espaço. durante uma
pequena e qualquer loucura, não
me componho.
se não somos mudos, ficarei
surdo. nestas rochas onde o
sol se desleixa e persegue as
águias que escondem ninhos
secos.
e é quando tento agarrar
o sol que reparo ter
as mãos convexas

Valter Hugo Mãe

quinta-feira, dezembro 18, 2003



O Corvo


Numa meia-noite agreste, quando eu lia, lento e triste,
Vagos curiosos tomos de ciências ancestrais,
E já quase adormecia, ouvi o que parecia
O som de alguém que batia levemente a meus umbrais.
"Uma visita", eu me disse, "está batendo a meus umbrais.
É só isto, e nada mais."


Ah, que bem disso me lembro! Era no frio dezembro
E o fogo, morrendo negro, urdia sombras desiguais.
Como eu qu'ria a madrugada, toda a noite aos livros dada
P'ra esquecer (em vão!) a amada, hoje entre hostes celestiais -
Essa cujo nome sabem as hostes celestiais,
Mas sem nome aqui jamais!


Como, a tremer frio e frouxo, cada reposteiro roxo
Me incutia, urdia estranhos terrores nunca antes tais!
Mas, a mim mesmo infundindo força, eu ia repetindo:
"É uma visita pedindo entrada aqui em meus umbrais;
Uma visita tardia pede entrada em meus umbrais.
É só isto, e nada mais."


E, mais forte num instante, já nem tardo ou hesitante,
"Senhor", eu disse, "ou senhora, de certo me desculpais;
Mas eu ia adormecendo, quando viestes batendo
Tão levemente, batendo, batendo por meus umbrais,
Que mal ouvi..." E abri largos, franqueando-os, meus umbrais.
Noite, noite e nada mais.


A treva enorme fitando, fiquei perdido receando,
Dúbio e tais sonhos sonhando que os ninguém sonhou iguais.
Mas a noite era infinita, a paz profunda e maldita,
E a única palavra dita foi um nome cheio de ais -
Eu o disse, o nome dela, e o eco disse os meus ais,
Isto só e nada mais.


Para dentro então volvendo, toda a alma em mim ardendo,
Não tardou que ouvisse novo som batendo mais e mais.
"Por certo", disse eu, "aquela bulha é na minha janela.
Vamos ver o que está nela, e o que são estes sinais.
Meu coração se distraia pesquisando estes sinais.
É o vento, e nada mais."


Abri então a vidraça, e eis que, com muita negaça,
Entrou grave e nobre um Corvo dos bons tempos ancestrais.
Não fez nenhum cumprimento, não parou nenhum momento,
Mas com ar sereno e lento pousou sobre os meus umbrais,
Num alvo busto de Atena que há por sobre meus umbrais.
Foi, pousou, e nada mais.


E esta ave estranha e escura fez sorrir minha amargura
Com o solene decoro de seus ares rituais.
"Tens o aspecto tosquiado", disse eu, "mas de nobre e ousado,
Ó velho Corvo emigrado lá das trevas infernais!
Dize-me qual o teu nome lá nas trevas infernais."
Disse o Corvo, "Nunca mais".


Pasmei de ouvir este raro pássaro falar tão claro,
Inda que pouco sentido tivessem palavras tais.
Mas deve ser concedido que ninguém terá havido
Que uma ave tenha tido pousada nos seus umbrais,
Ave ou bicho sobre o busto que há por sobre seus umbrais,
Com o nome "Nunca mais".


Mas o Corvo, sobre o busto, nada mais dissera, augusto,
Que essa frase, qual se nela a alma lhe ficasse em ais.
Nem mais voz nem movimento fez, e eu, em meu pensamento,
Perdido murmurei lento. "Amigos, sonhos - mortais
Todos - todos já se foram. Amanhã também te vais."
Disse o Corvo, "Nunca mais".


A alma súbito movida por frase tão bem cabida,
"Por certo", disse eu, "são estas suas vozes usuais.
Aprendeu-as de algum dono, que a desgraça e o abandono
Seguiram até que o entorno da alma se quebrou em ais,
E o bordão de desesp'rança de seu canto cheio de ais
Era este "Nunca mais".


Mas, fazendo inda a ave escura sorrir a minha amargura,
Sentei-me defronte dela, do alvo busto e meus umbrais;
E, enterrado na cadeira, pensei de muita maneira
Que qu'ria esta ave agoureira dos maus tempos ancestrais,
Esta ave negra e agoureira dos maus tempos ancestrais,
Com aquele "Nunca mais".


Comigo isto discorrendo, mas nem sílaba dizendo
À ave que na minha alma cravava os olhos fatais,
Isto e mais ia cismando, a cabeça reclinando
No veludo onde a luz punha vagas sombras desiguais,
Naquele veludo onde ela, entre as sombras desiguais,
Reclinar-se-á nunca mais!


Fez-se então o ar mais denso, como cheio dum incenso
Que anjos dessem, cujos leves passos soam musicais.
"Maldito", a mim disse, "deu-te Deus, por anjos concedeu-te
O esquecimento; valeu-te. Toma-o, esquece, com teus ais,
O nome da que não esqueces, e que faz esses teus ais!"
Disse o Corvo, "nunca mais".


"Profeta", disse eu, "profeta - ou demônio ou ave preta! -
Fosse diabo ou tempestade quem te trouxe a meus umbrais,
A este luto e este degredo, e esta noite e este segredo
A esta casa de ânsia e medo, dize a esta alma a quem atrais
Se há um bálsamo longínquo para esta alma a quem atrais!"
Disse o Corvo, "Nunca mais".


"Profeta", disse eu, "profeta - ou demônio ou ave preta! -
Pelo Deus ante quem ambos somos fracos e mortais,
Dize a esta alma entristecida, se no Éden de outra vida,
Verá essa hoje perdida entre hostes celestiais,
Essa cujo nome sabem as hostes celestiais!"
Disse o Corvo, "Nunca mais".


"Que esse grito nos aparte, ave ou diabo", eu disse. "Parte!
Torna à noite e à tempestade! Torna às trevas infernais!
Não deixes pena que ateste a mentira que disseste!
Minha solidão me reste! Tira-te de meus umbrais!
Tira o vulto de meu peito e a sombra de meus umbrais!"
Disse o Corvo, "Nunca mais".


E o Corvo, na noite infinda, está ainda, está ainda,
No alvo busto de Atena que há por sobre os meus umbrais.
Seu olhar tem a medonha dor de um demônio que sonha,
E a luz lança-lhe a tristonha sombra no chão mais e mais.
E a minh'alma dessa sombra que no chão há de mais e mais,
Libertar-se-á... nunca mais!


Edgar Allan Poe
(tradução de Fernando Pessoa - 1924)

terça-feira, dezembro 16, 2003



Os balcões sucessivos sobre o rio

Os balcões sucessivos sobre o rio
as tesouras de poda nas roseiras
a sonolência lânguida e perversa
esse todo coerente e sobre ele apenas
a abóbada da minha perfeição
é esse o meu convite à desistência
a pena menos pública do mundo nos
lagos das finas flores dos sabugueiros
onde a mulher soltava os cabelos
pra que neles se prendesse o cheiro a erva
Ela tinha um aspecto inesperado
vinha com o vestido cor magenta nos
braços que lhe cresceram sobre a terra
movia-se ao andar como uma barca
Importa-me é o curso do dia e da noite
Vou andar um bocado nos caminhos
é pela hora em que não há ninguém
nudez desprevenida dos meus dias
mas só de noite desço até ao mar após
as sete horas da tarde hora crepuscular
os cheiros confortáveis e antigos
imagens dum lirismo fraudulento
um conforto algum tanto apreensivo
coisas que desde a infância a construíam
Mudo de opinião continuamente
espero o teu regresso pela tarde
e cuidadosamente velo a minha cólera
A vida é para mim pesar de pálpebras
leitura de discursos no outono
na casa abandonada e submetida à chuva
Regresso afinal aos próprios hábitos
sorrisos de mulheres sobre a areia
sou fiel à tristeza e pouco mais
e meto então um lenço num dos bolsos
que cheira ao perfume dos pinheiros
Ave de alarme sou deixem-me só
sou um contemporâneo assisto a tudo
os sinos vesperais nos dias de verão
o cão que passa numa encruzilhada
um cântaro que racha inexplicavelmente
confundido no hálito do mar
a minha saudação aos infantes do medo
crianças que iniciam o andar
Espero por alguém espero pelo sol
pla doçura estival da laranjeira
ando pelos caminhos muito tempo
e passo pelas portas devassadas pelos ventos
em cujos gonzos sopram agonias
E espero de novo a floração da primavera
Não quero nada quero estar presente sobre
as dunas do começo dos pinhais
nesse mundo de medos e animais
onde abri os meus olhos para a luz de agora
E perco todo eu em contriçães
ó terra branca e carnal e triste
as minhas madrugadas do sargaço
abertas nos bocejos da neblina
quando o tempo é suave e chega em dunas
à sensibilidade das narinas
nas horas generosas da maré

Ruy Belo

quarta-feira, dezembro 10, 2003



A propósito da revolta nos países do sul

Talvez em Avignon no outono a frivolidade
a bebêssemos num café por tempo escuro.
Esquecia-me de ann radcliffe que conhecera
no verão em san sebastian. Aí o mar inclinava
as ondas até ao seu corpo frágil, separava-lhe
os cabelos, quentes do sol e da adoração.
Ouvia alice moderno recitar enquanto bebia
várias cervejas e fumava tabaco inglês. Na
holanda eu escrevera cartas aos amigos que
lutavam longe do país, à beira de um rio
que a noite fascista enegrecia. Dessa brasserie
as emoções partiam embrulhadas em álcool,
eu falava-lhes na estratégia, dos mortos e
sobretudo da respiração sufocada em hannover,
na praça das mil lanternas. Eu tinha então
o costume de escrever sobre as cartas, sobre
os filmes e os salões de jogo, onde bebia
por vezes até que me expulsavam. Nessa altura,
nas ruas frias e desertas, reparava em como
me fora fácil chegar à miséria, à fome
imensa dos exilados, à roxa degradação.
Vivi dois meses com uma prostituta suíça, perseguido
pelas suas pestanas trágicas, pelos seus longos
monólogos cheios de palavrões e pragas, insultando
os poetas que eu lia já possuído de indiferença.
Com o tempo fui-me esquecendo. As frases eram
compostas por um balbuciar vago e doloroso, como
se eu fosse apenas um alcoólico amnésico
incapaz de amaldiçoar. Talvez por isto, quando
uma manhã dei por mim sentado numa
esplanada de Avignon, a beber lentamente
a frivolidade de todos os outonos,
não me surpreendi.

Rui Diniz

terça-feira, dezembro 09, 2003



A Luz Irrompe Onde Nenhum Sol Brilha

A luz irrompe onde nenhum sol brilha;
onde não se agita qualquer mar, as águas do coração
impelem as suas marés;
e, destruídos fantasmas com o fulgor dos vermes nos cabelos,
os objectos da luz
atravessam a carne onde nenhuma carne reveste os ossos.

Nas coxas, uma candeia,
aquece as sementes da juventude e queima as da velhice;
onde não vibra qualquer semente,
arredonda-se com o seu esplendor e junto das estrelas
o fruto do homem;
onde a cera já não existe, apenas vemos o pavio de uma candeia.

A manhã irrompe atrás dos olhos;
e da cabeça aos pés desliza o tempestuoso sangue
como se fosse um mar;
sem ter defesa ou protecção, as nascentes do céu
ultrapassam os seus limites
ao pressagiar num sorriso o óleo das lágrimas.

A noite, como uma lua de asfalto,
cerca na sua órbita os limites dos mundos;
o dia brilha nos ossos;
onde não existe o frio, vem a tempestade desoladora abrir
as vestes do inverno;
a teia da primavera desprende-se nas pálpebras.

A luz irrompe em lugares estranhos,
nos espinhos do pensamento onde o seu aroma paira sob a chuva;
quando a lógica morre,
o segredo da terra cresce em cada olhar
e o sangue precipita-se no sol;
sobre os campos mais desolados, detém-se o amanhecer.

Dylan Thomas

segunda-feira, dezembro 08, 2003



Remate para Qualquer Poema

Passeou pelos espelhos dos dias
suas clandestinas alegrias
que mal se reflectiram desertaram

Ruy Belo

quinta-feira, dezembro 04, 2003

«Transforma-se o amador na coisa amada» com seu
feroz sorriso, os dentes
as mãos que relampejam no escuro. Traz ruído
e silêncio. Traz o barulho das ondas frias
e das ardentes pedras que tem dentro de si.
E cobre esse ruído rudimentar com o assombrado
silêncio da sua última vida.
O amador transforma-se de instante para instante,
e sente-se o espírito imortal do amor
criando a carne em extremas atmosferas, acima
de todas as coisas mortas.

Transforma-se o amador. Corre pelas formas dentro.
E a coisa amada é uma baía estanque.
É o espaço de um castiçal,
a coluna vertebral e o espírito
das mulheres sentadas.
Transforma-se em noite extintora.
Porque o amador é tudo, e a coisa amada
é uma cortina
onde o vento do amador bate no alto da janela
aberta. O amador entra
por todas as janelas abertas. Ele bate, bate, bate.
O amador é um martelo que esmaga.
Que transforma a coisa amada.

Ele entra pelos ouvidos, e depois a mulher
que escuta
fica com aquele grito para sempre na cabeça
a arder como o primeiro dia do verão. Ela ouve
e vai-se transformando, enquanto dorme, naquele grito
do amador.
Depois acorda, e vai, e dá-se ao amador,
dá-lhe o grito dele.
E o amador e a coisa amada são um único grito
anterior de amor.

E gritam e batem. Ele bate-lhe com o seu espírito
de amador. E ela é batida, e bate-lhe
com o seu espírito de amada.
Então o mundo transforma-se neste ruído áspero
do amor. Enquanto em cima
o silêncio do amador e da amada alimentam
o imprevisto silêncio do mundo
e do amor.

Herberto Helder


Porque não o bebi quando o encontrei
no rosto amado, um mundo à mão, ali,
aroma em minha boca, eu só seu rei?

Ah, eu bebi. Com que sede eu bebi.
Mas eu também estava pleno de
mundo e, bebendo, eu mesmo transbordei.

Rainer Maria Rilke nasceu a 4 de Dezembro de 1875 em Praga.

quarta-feira, dezembro 03, 2003



Esta pequena noiva & noivo estão
de pé(numa espécie
de coroa ele vestido
de açúcar preto ela

velada de açúcar branco
levando um bouquet de
flores artificiais esta
açucarada coroa com esta açucarada

pequena noiva & pequeno
noivo nela espécie de estar sobre
um fino anel que está sobre um muito
menos fino muitíssimo mais

largo & mais espécie de anel & cujo
mais espécie está sobre um
muito mais que muitíssimo
larguíssimo & grossíssimo & especiíssimo

de anel & todos um dois três anéis
são de bolo & tudo protegido com
celofane contra seja o que for(porque
nada realmente existe

e. e. cummings

segunda-feira, dezembro 01, 2003

No sorriso louco das mães batem as leves
gotas de chuva. Nas amadas
caras loucas batem e batem
os dedos amarelos das candeias.
Que balouçam. Que são puras.
Gotas e candeias puras. E as mães
aproximam-se soprando os dedos frios.
Seu corpo move-se
pelo meio dos ossos filiais, pelos tendões
e órgãos mergulhados,
e as calmas mães intrínsecas sentam-se
nas cabeças filiais.
Sentam-se, e estão ali num silêncio demorado e apressado
vendo tudo,
e queimando as imagens, alimentando as imagens
enquanto o amor é cada vez mais forte.
E bate-lhes nas caras, o amor leve.
O amor feroz.
E as mães são cada vez mais belas.
Pensam os filhos que elas levitam.
Flores violentas batem nas suas pálpebras.
Elas respiram ao alto e em baixo. São
silenciosas.
E a sua cara está no meio das gotas particulares
da chuva,
em volta das candeias. No contínuo
escorrer dos filhos.
As mães são as mais altas coisas
que os filhos criam, porque se colocam
na combustão dos filhos, porque
os filhos estão como invasores dentes-de-leão
no terreno das mães.
E as mães são poços de petróleo nas palavras dos filhos,
e atiram-se, através deles, como jactos
para fora da terra.
E os filhos mergulham em escafandros no interior
de muitas águas,
e trazem as mães como polvos embrulhados nas mãos
e na agudeza de toda a sua vida.
E o filho senta-se com a sua mãe à cabeceira da mesa,
e através dele a mãe mexe aqui e ali,
nas chávenas e nos garfos.
E através da mãe o filho pensa
que nenhuma morte é possível e as águas
estão ligadas entre si
por meio da mão dele que toca a cara louca
da mãe que toca a mão pressentida do filho.
E por dentro do amor, até somente ser possível
amar tudo,
e ser possível tudo ser reencontrado por dentro do amor.

Herberto Helder

quinta-feira, novembro 27, 2003






Anatomia Tito Fall of Rome - Um Comentário de Shakespeare
de Heiner Müller
no Teatro do Bairro Alto
até 14 de Dezembro

segunda-feira, novembro 24, 2003



Elogio de Maria Teresa
Eu que às vezes encontro sem saber porquê
um simples não sei quê em estátuas retratos antigos
de límpidas mulheres desconhecidas
eu que de súbito à primeira vista me apaixono adolescentemente
por essas mulheres mortas mas contemporâneas
de um pobre poeta português do século vinte
levadas até ele talvez por um discreto gesto
às formas e às cores impresso por um homem
que na arte encontrava a única razão de vida
abro a pasta e deparo com o teu retrato
um retrato de passe anos atrás tirado
no sítio suburbano onde primeiro vivemos
e juntos suportámos com surpresa a solidão
de sermos dois e ela só vergar os ombros onde os dias nos poisavam
Conheço outros retratos teus onde também estás viva
um deles bem me lembro estava à minha espera em saint-malo
uma tarde ao voltar do monte saint michel
nesse verão bretão onde então procurava
justificação por mínima que fosse para a vida
numa das muitas fugas de mim próprio
que às vezes empreendo embora antecipadamente certo
de que só pela morte enfim me encontrarei comigo
com todos quantos verdadeiramente amei
alguns desconhecidos e alguns mesmo inimigos
sobretudo sedentos de justiça
de que depois somente de bem morto hei-de dispor daquela paz
que sempre apeteci mas nunca procurei
até por não ter tempo para isso nem sequer para saber
coisas simples como saber quem sou porque ao certo só sei
que muito mais passei naquilo em que fiquei
nem que fossem os filhos ou os versos
que fiquei muito mais naquilo onde passei
como passos na areia no inverno ou repentinas sensações
de me sentir de súbito sensivelmente bem
encher o peito de ar sentir-me vivo
São retratos diferentes de quem foste um breve instante
e nele floriste e apenas não murchaste
por haveres ficado um pouco mais em tais fotografias
Mas há em todos eles uma graça inesperada
a surpresa da corça ou restos dessa raça
que há em ti talvez um pouco mais que nas demais mulheres
expressão sempre surpreendente da surpresa
mesmo até para quem te conhece tão bem como eu te conheço
Se nuns mais do que noutros sem excepção desponta
a madrugada que era e é esse teu riso claro
quem primeiro falou de riso claro
talvez houvesse ouvido a água quando corre sobre os seixos de
um ribeiro
talvez a houvesse visto branca e fresca
mas teve de inventar pra conquistar essa metáfora
quando eu que te ouvi rir não fiz mais do que ouvir
e sei que o som da água imita o teu sorriso
Talvez dentro de séculos se não fale já de ti
coisa aliás sem maior importância
que a de não ter alguém deixado o teu retrato
em qualquer dos museus esparsos pelo mundo
Eu estarei morto e pouco poderei fazer
por ti simples mulher da minha vida
Mas isso não importa importa esta manhã
este bar de milão onde olho o teu retrato
enquanto espero o meu pequeno almoço
saboreio as cervejas em jejum tomadas
e começam de súbito a chegar aos meus ouvidos
inesperados os primeiros acordes do concerto imperador
Se um dia penso porventura te perder
mulher simples recôndita e surpreendente
sobre quem recaiu o peso do meu nome
só então saberei quanto valias verdadeiramente
Estás presente em mim como ninguém
e sabes quão terrivelmente amei e amo outras mulheres
além de ti além de minha mãe
Mas tu tens o meu nome clara rilke tu trocaste
a tua alegre vida irrequieta
no único infeliz dos teus negócios
por um poeta pobre velho e feio como eu
Contigo aprendi coisas tão simples como
a forma de convívio com o meu cabelo ralo
e a diversa cor que há nos olhos das pessoas
Só tu me acompanhaste súbitos momentos
quando tudo ruía ao meu redor
e me sentia só e no cabo do mundo
Contigo fui cruel no dia a dia
mais que mulher tu és já hoje a minha única viúva
Não posso dar-te mais do que te dou
este molhado olhar de homem que morre
e se comove ao ver-te assim presente tão subitamente
Bons dias maria teresa até depois
preciso de tomar o meu pequeno almoço
a cerveja era boa mas é bom comer
como come qualquer homem normal
e me poupa ao perigo de até pela idade
me converter subitamente num sentimental

Ruy Belo

domingo, novembro 16, 2003



Descrição de minha esposa (marta) com acompanhamento de timbales

Ela é meu escaravelho sagrado
Ela é minha cripta de ametista
Ela é minha cidade lacustre
Ela é meu pombal de silêncio
Ela é minha cerca de jasmins
Ela é meu gafanhoto de ouro
Ela é meu caramanchão de música
Ela é meu leite de malaquite
Ela é minha medusa dourada
Ela é meu caracol de seda
Ela é meu quarto de rainúnculos
Ela é meu topázio amarelo
Ela é minha Anadiomena marinha
Ela é minha Ageronia atlantis
Ela é minha porta de auricalco
Ela é meu palaquim de folhas
Ela é minha sobremesa de ameixas
Ela é meu pentagrama de sangue
Ela é meu oráculo de beijos
Ela é minha estrela boreal

Carlos Edmundo de Ory

quinta-feira, novembro 13, 2003

Alfred de Musset a George Sand

Eis que regressas nas minhas noites estreladas,
Bel’anjo de olhos claros, pálpebras veladas,
Amor, meu bem supremo, que eu julguei perdido.
E que em três anos cri vencido por despeito.
E tu, de olhos chorosos, teu sorriso querido,
Novamente regressas junto do meu leito.
Pois bem, as tuas palavras me bastarão;
Sente agora esta ferida no meu coração
E alarga-a, bel’anjo, faz brecha dela;
Jamais morrendo amante amado de verdade,
Bebeu de olhos mais negros tua ebriedade
Jamais beijou amante a tua fronte mais bela.

(Feito no banho, quinta-feira à tarde, 2 de Agosto de 1833)

quarta-feira, novembro 12, 2003



Mas que graça de sol e de águas sujas
nos separou de repente esta manhã.

Sandro Penna

terça-feira, novembro 11, 2003



Nestas ervas
só o silêncio
se pode deitar


Jorge de Sousa Braga

quinta-feira, novembro 06, 2003



Búffalo Bill stá
defunto
o que andava (sentado)
num cavalo
de prata como a água corrente
e matava umdoistrêsquatrocinco gajos assim sem mais Deus meu
era um belo homem
e o que eu quero saber é
se gostas do teu rapaz de olhos azuis
Dona Morte

e. e cummings

sexta-feira, outubro 31, 2003




António Franco Alexandre

terça-feira, outubro 28, 2003



Childe Harold – Canto Quarto

I.

Era sombrio arrogante belo e coxo
Perseguido
Pela insondável paixão do mais vedado
E amava unicamente o mais perdido

Mulheres de longos cabelos negros
Ou leves finas etéreas loiras musas
Pasmavam ensombradas
Ante a palidez lendária do seu rosto

Ele porém buscava os olhos da gazela
Ou Estrela d’Alba da manhã antiga
Ou o clarão feroz da face proibida.

Sophia de Mello Breyner Anderson

quarta-feira, outubro 22, 2003



A Missão das Folhas

Naquela tarde quebrada
contra o meu ouvido atento
eu soube que a missão das folhas
é definir o vento.

Ruy Belo

domingo, outubro 19, 2003



É muito bela esta mulher desconhecida
que me olha longamente
e repetidas vezes se interessa
pelo meu nome

eu não sei
mas nos curtos instantes de uma manhã
ela percorreu ásperas florestas
estações mais longas que as nossas
a imposição temível do que
desaparece

e se pergunta tantas vezes o meu nome
é porque no corpo que pensa
aquela luta arcaica, desmedida se cravou:
um esquecimento magnífico
repara a ferida irreparável
do doce amor

José Tolentino Mendonça

domingo, outubro 05, 2003



6 outubro 2003 21:30 seg fnac colombo lx apresentação do livro carne torpe de eugénia brito noite de talentos um livro que fala das relações humanas com uma envolvente componente estética. uma leitura contemporânea que o vai prender da primeira a última página eu diria palavra


quinta-feira, outubro 02, 2003

Hier au soir

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard;
La nuit tombait; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.
Moi, je parlait tout bas. C'est l'heure solennelle
Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or: Versez le ciel sur elle!
Et j'ai dit à vos yeux: Versez l'amour sur nous!

Victor Hugo

quarta-feira, outubro 01, 2003




Edward Hopper


A palavra

A palavra é uma estátua submersa, um leopardo
que estremece em escuros bosques, uma anémona
sobre uma cabeleira. Por vezes é uma estrela
que projecta a sua sombra sobre um torso.
Ei-la sem destino no clamor da noite,
cega e nua, mas vibrante de desejo
como uma magnólia molhada. Rápida é a boca
que apenas aflora os raios de uma outra luz.
Toco-lhe os subtis tornozelos, os cabelos ardentes
e vejo uma água límpida numa concha marinha.
É sempre um corpo amante e fugídio
que canta num mar musical o sangue das vogais.

António Ramos Rosa

terça-feira, setembro 30, 2003



Gazal do Amor Desesperado

A noite não quer vir
para que tu não venhas,
nem eu possa ir.

Mas eu irei,
mesmo que um sol de lacraus me coma as têmporas.

Mas tu virás,
com a língua queimada pela chuva de sal.

O dia não quer vir,
para que tu não venhas,
nem eu possa ir.

Mas eu irei
entregando aos sapos o meu cravo mordido.

Mas tu virás
pelas turvas cloacas da escuridão.

Nem a noite nem o dia querem vir
para que eu morra por ti
e tu morras por mim.


Federico Garcia Lorca

segunda-feira, setembro 29, 2003



Eu disse a Deus: – Que importa,
Senhor, à tua glória
que sobre mim se feche a eterna porta
do túmulo, e não fique mais memória
deste verme de um dia na terra que o sumia?

Não foi teu braço forte
que do seio do nada
tirou a vida, e mandou logo a morte
para trazer eterno equilibrado
entre o ser e o não ser
nossa força e poder?

Escrito nas estrelas,
clamado pelos ventos,
bradado pelos mares nas procelas
no céu, na terra, em imortais acentos
Por toda parte está
o nome de Jeová.

Na imensa natureza
a voz do homem é nada.


Almeida Garrett

domingo, setembro 28, 2003



Ela: Julga-se que se sabe. E, afinal, não se sabe nada. Nunca


Marguerite Duras, Hiroshima Meu Amor

quinta-feira, setembro 25, 2003






O Vermelho Por Dentro

Estão envolvidos em corpos negros vermelhos por
dentro. Estão num barco sobre o mar e o mar
é negro. É de noite. O céu está negro e sobre a
água negra tudo é vermelho por dentro.

Os corpos eram negros
sobre o mar a água era de noite
não se via o vermelho por dentro
os corpos não se viam
eram barcos com os ventres todos negros
e as línguas eram de águas muito rentes
A sangue não sabia
não se via o vermelho por dentro
o céu a água envolvia
tudo envolvia nos vermelhos dentros
e os mares todas as noites estavam negros
negros por dentro
E a água volvia pelo céu tão negra
e à noite por dentro do mar todo vermelho
a noite era vermelha
e os barcos negros por dentro
E nos corpos a água negra era vermelha por dentro
e eles estavam envolvidos
e

Ana Hatherly
Para o Mário Zé: Atrás dos Panos


Atrás do pano negro
a carta que acabo de enviar
Atrás do pano de ferro
uma cidade-teatro onde gostaria de viver
Atrás do pano de flanela
escritórios às dez horas da manhã
Atrás da seda cor-de-rosa
um camelo
Atrás do pano de sarapilheira
cidades do litoral
Atrás do pano cru
chuvas de segunda-feira
O veludo sobe
noite de Veneza
O pano de mármore
mar sem comportas
Atrás do pano de rede
eu a dormir diante da piscina

Vitezlav Nezval

quarta-feira, setembro 24, 2003

Uma mulher acende o lume de manhã e toda a casa se expande
até surgir uma outra paisagem.
Unem-se as suas mãos terrosas numa suplica de água. Alguma
coisa rompe no seu ventre um filho, quem sabe, uma tempes-
tade.
No ombro do vento, adormece. Uma mulher cansada adormece.

Manuela Parreira da Silva

terça-feira, setembro 23, 2003

"O senhor foi sempre um ardente defensor da teoria segundo a qual quando se corta a cabeça de um homem a sua vida pára, ele transforma-se em cinza e desaparece no não ser. Apraz-me informá-lo, diante dos meus convidados, embora eles próprios sejam prova de uma teoria completamente diferente, que a sua teoria é sólida e engenhosa. Aliás, todas as teorias se equivalem umas às outras. Há entre elas uma, segundo a qual, a cada um será dado consoante a sua fé. Pois que assim seja! O senhor desaparecerá no nada, e eu, da taça em que o senhor se vai transformar, beberei com muita alegria ao ser."

Margarita e o Mestre, Mikhail Bulgakov

segunda-feira, setembro 22, 2003

a um rato morto encontrado num parque


Este findou aqui sua vasta carreira
de rato vivo e escuro ante as constelações
a sua pequena medida não humilha
senão aqueles que tudo querem imenso
e só sabem pensar em termos de homem ou árvore
pois decerto este rato destinou como soube (e até como não soube)
o milagre das patas — tão junto ao focinho! —
que afinal estavam justas, servindo muito bem
para agatanhar, fugir, segurar o alimento, voltar
atrás de repente, quando necessário

Está pois tudo certo, ó "Deus dos cemitérios pequenos"?
Mas quem sabe quem sabe quando há engano
nos escritórios do inferno? Quem poderá dizer
que não era para príncipe ou julgador de povos
o ímpeto primeiro desta criação
irrisória para o mundo — com mundo nela?
Tantas preocupações às donas de casa — e aos médicos —
ele dava!
Como brincar ao bem e ao mal se estes nos faltam?
Algum rapazola entendeu sua esta vida tão ímpar
e passou nela a roda com que se amam
olhos nos olhos — vítima e carrasco

Não tinha amigos? Enganava os pais?

Ia por ali fora, minúsculo corpo divertido
e agora parado, aquoso, cheira mal.

Sem abuso
que final há-de dar-se a este poema?
Romântico? Clássico? Regionalista?

Como acabar com um corpo corajoso e humílimo
morto em pleno exercício da sua lira?

Mário Cesariny
 
Free counter and web stats Add to Technorati Favorites